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29 Janvier 2017, 20:00

par Borret Francoise 29 Janvier 2017, 20:00

Inverser le regard, mettre en avant les atouts des territoires ruraux et périphériques de la 7iéme circonscription de la H_G.
La diversité des territoires est une chance pour la 7ième circonscription: elle met en valeur les complémentarités des territoires plutôt que de se focaliser sur les effets de la concurrence : il n’y a ni gagnants et... ni perdants.
Le travail collectif sur le devenir d’un territoire commence toujours par la collecte de ces récits, par la reconnaissance de cette profondeur culturelle, de ces liens avec la géographie, au-delà des périmètres de réflexion.
Ces ressources et ces usages ont un impact qui dépasse très largement le cadre local, qui s’étend aux aires urbaines et aux métropoles. Leur valeur latente est sous-évaluée : ce sont les ressources du futur, et la perspective du réchauffement climatique prévu qui devrait nous inciter à les revaloriser.
De plus, bien des territoires ruraux et périphériques offrent dans leur extrême diversité des conditions économiques locales favorables qui autorisent l’installation d’habitat et d’activités avec des coûts qui ne sont plus possibles ni dans les grandes agglomérations et les métropoles, ni dans les autres zones les plus tendues du territoire. Cela est, dans une certaine mesure, indispensable à la prospérité des aires urbaines, pour le meilleur et pour le pire.
Pour le meilleur, puisque l’industrie et l’activité qui étaient historiquement très présentes dans les zones rurales et les campagnes urbaines peuvent s’y redéployer, grâce à un foncier à la fois disponible et peu onéreux, la création de zones franches, l’accessibilité aux réseaux et la proximité d’un bassin de vie résidentiel lui aussi plus accessible.
Pour le pire parfois, puisque l’implantation de beaucoup de familles dans les campagnes urbaines résulte aussi de l’inadaptation de l’offre résidentielle des centres urbains. Parce que les logements familiaux y sont inadaptés, peu nombreux et trop chers, les familles d’actifs migrent à quelques kilomètres (parfois 25-55 km) pour trouver des conditions plus favorables. Habiter les campagnes urbaines peut résulter d’un choix, mais aussi d’une solution par défaut. C’est une des difficultés de ces territoires, dont une part de la population souffre de déplacements pendulaires pénibles, chronophages et finalement très coûteux.
L’ensemble de ces quatre facteurs (patrimoine collectif et paysage partagé, ressources actives et latentes, usages locaux et métropolitains, rôle économique de relais et de modulation) fait des territoires ruraux et des campagnes urbaines un enjeu de développement national, solidaire du destin des métropoles. 
Il nous faut donc cesser de considérer ces territoires comme « l’envers des villes » cumulant les défauts dont les métropoles auraient réussi à se défaire.
Quelques exemples :
1)Les projets sont souvent conçus de manière autonome et sectorielle : on fait ici une école, ici un giratoire, ici une zone d’activité, ici un lotissement, comme s’il s’agissait d’entités autonomes. La baisse des moyens des collectivités ne suggère pas nécessairement de faire « moins », mais peut-être de faire « mieux ». On peut optimiser les investissements, en réunissant par exemple la mairie, un jardin d’enfant, des locaux d’activités (bureaux en location) et une salle associative dans le même bâtiment, en utilisant d’ailleurs une voie et un espace public existant qui s’en trouve renforcé.
On doit pouvoir mieux coordonner ces projets, et s’assurer que chaque euro dépensé apporte un maximum de bienfaits: les collèges et les lycées, les voies de déviation, par exemple, sont trop souvent pensés comme des « îles » autonomes, et ainsi n’apportent pas beaucoup plus au territoire que la résolution d’un problème ou la satisfaction d’un besoin.
2) Une ville peut-être une marque, avec un projet touristique regroupant l’ensemble des thématiques de l’aménagement du territoire : l’agriculture, l’industrie et les savoir-faire techniques, les ressources, le patrimoine, etc. sont des facteurs d’attractivité. In fine, le projet touristique devrait être une forme de « miroir » du projet de territoire : tout ce qui y est valorisé sert l’ensemble.
3) Une réflexion sur les campagnes, plus frugales, plus pragmatiques, serait un moyen d’effectuer une véritable simplification, de rapprocher les citoyens des décisions qui les concernent, et de faire économiser à toutes les collectivités, y-compris les riches métropoles, des moyens juridiques qu’elles pourraient affecter à d’autres tâches plus directement utiles à leurs habitants. Les territoires ruraux et les campagnes urbaines ont parfois l’impression de se situer «en dehors» des dynamiques économiques car l’économie peine à intégrer leurs valeurs, et peine à raisonner sur la durée.
Placer le bien commun « territoire » au centre des politiques publiques permettra de concilier la dimension qualitative et non pas seulement quantitative, des biens individuels qui le composent : l’eau, le sol, les villes, les infrastructures, les paysages, la campagne, les forêts, les espaces publics et ainsi de suite. De plus, stimuler la transition numérique sur ces territoires sera un enjeu pour le partage et la mutualisation (des pratiques, des savoirs), mais aussi l’évolution des modes de travail. Les territoires ruraux et les campagnes urbaines ont très tôt mis au point des « partages » de services pour réduire les coûts (de déplacement) et pallier les lacunes. On parle beaucoup de la "smart city", où les réseaux numériques sont censés faciliter les optimisations, le foisonnement et le partage. C’est précisément « à la campagne » que ces performances seraient les plus utiles.L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes debout et texte

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