Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

" DEUX RÉFORMES POUR EN FINIR AVEC LA TECHNOCRATIE ET L'OPACITÉ."

par Borret Francoise 3 Février 2017, 12:37

" DEUX RÉFORMES POUR EN FINIR AVEC LA TECHNOCRATIE ET L'OPACITÉ."

« Deux réformes pour en finir avec la technocratie et l’opacité »

Un Français moyen peut difficilement entrer en politique, un haut fonctionnaire, oui, au sein de son corps d’origine - Cour des Comptes, Inspections générales ... - qu’il peut réintégrer le temps de préparer sa campagne électorale : des emplois fictifs créés sur-mesure par la République.

Ce manque d’intégrité entache la haute fonction publique. L'intérêt de la collectivité, qui est sensé fonder la République, n’est plus alors qu’un paravent.

Dans son essai, Des lions menés par des ânes (Éd. Robert Laffont), paru il y a quinze ans, Charles Gave disait déjà que « la France n'est plus en démocratie, mais un pays en coupe réglée sous le joug d'une écrasante technocratie. »

Nous avons créé en France une caste de privilégiés, surprotégés, et déconnectés de l'économie réelle dont le poids repose sur les membres du secteur privé qui vivent en permanence dans une insécurité d'emploi la plus totale.

Et le Conseil d'Etat dénonce aujourd’hui l’emballement législatif, pointant de nouvelles normes (un million de mots par an), le triplement du volume des lois au Parlement, ou un article du code des impôts qui fait dix pages…

Deux réformes simples et audacieuses :

  1. « Rendre les fonctionnaires inéligibles », sauf s'ils démissionnent pour toujours de la fonction publique, ce qui est le cas dans les trois plus vieilles démocraties du monde : aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Suisse.

 

Actuellement, pour un fonctionnaire qui se présente à une élection, c'est « pile je gagne, et face je ne perds pas ». Du coup, entre la moitié et les deux tiers des députés sont fonctionnaires, ce qui rend notre pays irréformable puisque réformer la France, c'est réformer l’État et qu'on ne peut pas demander à ceux qui le verrouillent de se tirer une balle dans le pied.   

 

  1. Limiter à une seule le nombre des retraites des fonctionnaires et des politiques, payées par nos impôts, pour empêcher les cumuls des retraites de maire, député, sénateur, conseiller général ou régional, sans compter, pour certains autres, des retraites à taux plein de professeur (Ayrault) ou de juriste à la Cour des comptes (Hollande), des métiers qu'ils ont à peine exercés et seulement à leurs débuts.

 

Le 5 janvier 1989, François Hollande parle de ses revenus de haut fonctionnaire, avec délectation, dans l’émission « Edition spéciale » sur Antenne 2 : « Si je n’étais plus député, je redeviendrais conseiller référendaire à la Cour des comptes. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que si je ne faisais absolument rien à la Cour des comptes, je continuerais à gagner 15 000 francs par mois (3 486 euros, corrigés de l’inflation), 25 000 si je faisais des rapports (5 810 euros, corrigés de l’inflation), mais sans forcément en faire énormément. Je pourrais doser mon travail, rester chez moi quand je suis fatigué, aller à la Cour des comptes dans mon bureau pour passer des coups de téléphone… Bref, je serais totalement libre ! Je serais un vrai privilégié comme je l’étais avant d’être élu député. » Malheur aux sans-dents… Plus jamais ça !

 

Pourquoi les élus sont-ils autorisés à cumuler jusqu'à 5 retraites sans plafonnement ?

 

Au nom de quoi bénéficient-ils d'avantages fiscaux (ils payent des impôts sur chacune de leurs indemnités et non sur leur revenu global, ce qui limite l'impact des tranches d'imposition) ou de prêts immobiliers avantageux ?

 

Et que dire des pensions de réversion de leurs conjoint(e)s qui atteignent 64% sans plafond contre 54% dans le droit commun.

 

Un fonctionnaire bénéficie d'une garantie de l'emploi, d'horaires de travail qui ont du mal à atteindre les 32 heures, de délais de carence généreux, d'un record d'arrêts-maladies et en plus d'un système de retraites extrêmement généreux. La Cour des Comptes évoque un coût global de 58 milliards d'euros. Un coût qui ne cesse d'exploser. Le plus choquant, c'est le fossé entre la retraite moyenne dans le public, 2 520 euros et les 1 770 euros de retraite dans le privé.

 

Voilà, le « vrai » fossé entre les élus et les citoyens ! C’est justement pour le combler que je m’engage. Ensemble, nous le ferons !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

commentaires

Haut de page