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20 Février 2017, 19:57

par Borret Francoise 20 Février 2017, 19:57

L’AGONIE DE NOS AGRICULTEURS
Entre 2011 et 2015, la France est passée de la 3ème à la 5ème place des exportateurs agroalimentaires mondiaux.
Le gouvernement s'est occupé d'agro-écologie, de SAFER , de "redistribution", et s’est montré incapable dans la réforme calamiteuse de la PAC, refusant d’admettre la réalité de l'effondrement du revenu de tous les agriculteurs. Ça fait plusieurs années qu'on crie au loup. Rien n'a été fait!
Confrontés à une existence devenue impossible, des dizaines d’exploitants agricoles de notre territoire s’apprêtent à abandonner leur métier. Le revenu de nos éleveurs devrait être divisé par deux en un an, et plus de la moitié d’entre eux gagneront moins d’un Smic par mois. Près de 10 % des exploitations d’élevage sont au bord du dépôt de bilan ces derniers mois. Les bas revenus sont exceptionnellement nombreux : 26 % de ménages pauvres chez les agriculteurs et les salariés agricoles contre 14 % dans l'ensemble de la population. 1 agriculteur sur 3 gagne moins de 400 € / mois. Avec ça, la durée hebdomadaire de travail des agriculteurs se situe au niveau le plus élevé, toutes catégories professionnelles confondues. Nous sommes au début d’un désastre: tous les trois jours, un paysan se suicide en France.
Au centre de cette crise, la question des prix agricoles et des marges est déterminante pour que les agriculteurs puissent vivre enfin du fruit de leur travail. Il faut mettre fin à l’opacité des prix fixés par la grande distribution et les intermédiaires. Ensuite, l’excès de normes sanitaires qui asphyxie les exploitants et relève dramatiquement les prix de production. Le gouvernement surtranspose les règlements européens. S’ils conviennent à l’industrie, ils sont insupportables pour les petits éleveurs qui disparaissent. Notre pays met la barre toujours plus haut. Cette inflation de normes confine au harcèlement et rend l’existence des « petits » impossible et tend à les faire disparaître.
Pourtant, par leur présence large sur le territoire et par leur contact immédiat avec la nature, les paysans rendent des services considérables à la société. Ce sont les véritables contributeurs à l’environnement. Il faut revenir et faire confiance au Bon Sens Paysan et changer la dénomination “idéologique”de leur organisme de tutelle : « Direction de la sécurité des populations » (!) qui regroupe les services vétérinaires et ceux de la répression des fraudes. Les paysans sont-ils considérés comme des voyous ? Des fraudeurs en puissance ?
Avec l’alternance, les mesures d’urgence qui s’imposent seront prises : 1) Réduire le nombre de normes; 2) Rééquilibrer le rapport de force déséquilibré entre le petit producteur et la grande surface ; 3) Donner la priorité à nos agriculteurs pour l’approvisionnement des cantines des collectivités, des entreprises et des collèges, implantée sur notre circonscription ; 4) Exonérer de taxe sur la valeur ajoutée les opérations de vente directe aux particuliers réalisées par les exploitants agricoles; 5) Favoriser le commerce local et le circuit court. 6) Encourager et promouvoir des modes d’élevage extensif qui seuls sont de nature à préserver : notre patrimoine gastronomique, la beauté de nos paysages ruraux, et la vitalité de nos campagnes.L’image contient peut-être : une personne ou plus et texte

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